Que doit-on garder comme souvenir ??
Le dernier regard ??
Les dernières paroles ??
Ou les instants passés où tout allait encore si bien ?
On a beau dire mais perdre quelqu'un c'est quotidien.
Au début tout va bien, on parles beaucoup, on s'observe les uns les autres, on réfléchit ensemble. Et puis du jour au lendemain, le fossé se creuse. Pour une raison inconnu la relation change : on ne se parle plus, on ne se regarde plus, on ne s'appelle plus, on ne se confesse plus, on s'éloigne. Le pire c'est qu'on a beau voir qu'un mur se construit entre nous, on ne sait comment le détruire. On finit par ne plus se dire bonjour, les souvenirs deviennent de vulgaires photos et on finit par tout oublier. Qui n'a jamais perdu quelqu'un parce que la vie avancer trop vite et que l'inébranlable relation finissait par se fissurer pour finir par exploser ?
Nos relations ne tiennent qu'à un fil.
On a beau dire mais perdre quelqu'un c'est se perdre un petit peu soi-même.
« Je sais, il est mort. »
5 misérables petits mots.
5 misérables petits poignards qui vous collent au sol sans rien pourvoir faire d'autre que de réfléchir à leur sens que l'on ne comprend pas encore. On est perdu parce que cet être était tout de même une preuve de l'existence de votre univers, de vous-même et quelque chose de rassurant, quelque chose de stable qui en 5 mots s'écroule. Et quand la vérité surgit pour enfin éclaircir l'horizon, elle amène les nuages de la fatalité et la tempête de l'instabilité. On ne le reverra plus et tous les souvenirs des moments partagés ressurgissent, pas toujours des moments grandioses mais on a besoin de se rappeler parce que le souvenir nous permet de ne pas nous sentir totalement seul, abandonner. La mémoire est certainement le premier temps de l'acceptation du décès en lui-même.
Toujours est-il que la tristesse est là, qu'on veuille la cacher ou qu'on l'assume, on est forcément touché par cette perte.
Il y a 3 façons de mourir :
-Mourir par soumission à la fatalité de la vieillesse, de la maladie, d'une blessure qui nous achève petit à petit. L'impuissance est surpuissante et elle écrase tout le monde. Il faut accepter ce qui arrive et se faire une raison. On devient un peu plus vivant car c'est dans ces moments là qu'on se rend compte à quel point la vie ne tient à rien, à un souffle, à un battement de c½ur. Voir la personne décrépir, se vider de son énergie, tomber dans le gouffre et ne rien pouvoir faire d'autre que d'attendre et d'observer cette chute.
Aller la voir ou ne pas aller la voir ? Plutôt ne pas y aller parce que la voir, c'est pendre la pleine réalité de la situation en pleine face.
La vérité ça fait mal.
Etat neutre.
-Mourir par force, par un assassinat, par un accident. C'est brutal, violent et incompréhensible. On a du mal à y croire et pourtant cela n'arrive pas que dans les films.
Etat négatif.
-Mourir par volonté, le suicide, parce que l'on ne supporte plus la vie, nos petits malheurs et qu'on étouffe, seul sans même parvenir à faire comprendre au autre que la pente se durcit et qu'on ne tiendra plus longtemps. Nos pensées nous égorge mais il ne nous reste que ça, penser et penser et penser jusqu'à ce que notre impuissance nous pousse à faire l'inévitable. Pour l'entourage, le suicide est difficile à vivre quand il est réussit, il y a toujours de l'incompréhension. Pourquoi avoir fait ça ? Et le pire c'est que les réponses ont été généralement emportées avec le défunt. Il y a la douleur d'avoir perdu un être chère mais aussi la douleur de l'incompréhension. On peut arriver à en vouloir à cette personne, du mal qu'elle vous fait mais peut-on réellement juger de son acte sans savoir les raisons qui l'y ont pousser ? Probablement que oui, le geste est suffisamment égoïste pour le condamner. Car même si l'on ne supporte plus notre vie et quoi qu'on en dise on a forcément de l'importance pour quelqu'un ici bas. Quelqu'un que l'on arrive à faire sourire, quelqu'un que l'on arrive à rendre heureux et qui sans vous n'aurez plus du tout la même vie. Une fille, un frère, un amour... En se suicidant, on prive cette personne de beaucoup de bonheur et c'est dans ce sens là que le suicide est un acte égoïste qui peut être condamnable.
Mais la situation n'est pas plus facile pour l'entourage quand le suicide est raté, il y a toujours cette incompréhension et quoi qu'on en dise un fossé s'est creusé, on a peur de nos paroles, peur de ce que peut penser l'autre, peur de pousser de nouveau à bout cette personne qui revient de loin. Et puis il y a cette culpabilité qui nous ronge, qu'aurait-on put faire pour que cela n'arrive pas ? Comment avons-nous put être aussi aveugle face à ce désespoir ?
Le suicide c'est deux situations possibles, et deux usines à douleur.
Etat positif.
Alors finalement que faire quand on voit quelqu'un mourir ?
Il n'y a pas de réponse miracle, pas de réponse universelle. Aucun décès n'est pareil et aucun n'est vécu par les gens de la même manière. Certains s'en remettront en 3 jours. D'autres en 3 mois. D'autres en 30 ans. D'autres jamais.
Il y a certaines relations que l'on ne rencontre qu'une fois dans sa vie.
Parents / Enfants.
Frères / S½urs.
Grands-parents / Petits enfants.
Meilleurs amis / Meilleures amies.
Perdre une de ces relations, c'est perdre une partie de soi.
Perdre une de ces relations, c'est mourir un petit peu.
Il y a une seule relation pour laquelle nous pourrions absolument tout faire.
Perdre cette relation, c'est mourir.
Certains trouveront peut-être cet article puéril, mal écrit, ne seront pas d'accord avec les idées développées, un peu à la façon monsieur je sais tout...
Ils n'auront peut-être pas tord.
Mais j'avais vraiment besoin d'écrire cet article qui me travailler depuis longtemps. Je n'ai pas la prétention de donner des vérités, de dire ce qu'il faut faire, de dire ce que l'on ressent et encore moins de vous donner des leçons. C'est simplement ma façon de voir les choses en ce moment.
Au final cet article est plus pour moi que pour vous.
A L....
A M.....
A t... M......
A .. .... .. ......
A M...
A P...
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Et à encore beaucoup d'autres personnes...